L’évolution du métier de conservateur du patrimoine : un projet de recherche de l’Institut national du patrimoine
L’une des missions de l’INP est la formation initiale des élèves-conservateurs avant leur intégration dans le corps et leur prise de fonctions. L’établissement conduit aussi plusieurs projets de recherche autour de cinq axes. Ces projets ont pour objectif d’approfondir la connaissance du patrimoine et de soutenir l’innovation dans les pratiques de conservation, de restauration et de transmission. L’un de ces axes est intitulé « Histoire des acteurs du patrimoine, du corps des conservateurs et des institutions patrimoniales ».
Dans ce cadre, l’INP a souhaité mettre en œuvre un travail destiné à mesurer l’évolution du métier de conservateur du patrimoine. Le choix de recueillir le témoignage de conservatrices et conservateurs du patrimoine avec la participation des élèves en formation a été arrêté.
Genèse du projet
Le corps des conservateurs du patrimoine a été créé par les décrets 90-404 du 16 mai 1990 (corps d’État) et 91-839 (cadre d’emplois des conservateurs territoriaux du patrimoine). Ces textes stipulent principalement :
Les conservateurs du patrimoine exercent des responsabilités scientifiques et techniques visant à étudier, classer, conserver, entretenir, enrichir, mettre en valeur et faire connaître le patrimoine. Ils peuvent participer à cette action par des enseignements ou des publications. Ils concourent à l’application de l’ensemble des textes législatifs ou réglementaires relatifs au patrimoine, et notamment des lois […]. Ils peuvent être appelés à favoriser la création littéraire ou artistique dans leur domaine de compétence particulier. Ils exercent leurs fonctions dans des services d’administration centrale ou dans des services extérieurs. Ils peuvent se voir confier des missions particulières portant sur l’ensemble du territoire ou sur une zone géographique déterminée. Ils ont vocation aux emplois de direction des établissements ou services assurant les missions mentionnées […]. Ces missions peuvent avoir un caractère administratif, scientifique, technique, pédagogique ou d’inspection […].
Mais en quoi consiste, de façon concrète, le métier de conservateur du patrimoine ? Est-il le même dans les années 1980 et aujourd’hui ? Quelles évolutions a-t-il accompagnées, suivies ? Et peut-on parler d’un métier ou de plusieurs métiers, au fond assez différents les uns des autres ? Un conservateur archiviste exerce-t-il des missions semblables à celles d’un conservateur chargé de contrôler la conservation, la restauration et la mise en valeur d’un monument historique ? En quoi consiste le travail d’un conservateur dans un service de l’Inventaire ? Quelle méthodologie emploie-t-il ?
Aucune source ne permettant de répondre de façon approfondie à ces questions, l’INP a décidé de lancer en 2024 un projet de recherche sur ce sujet. Une conservatrice du patrimoine, initiatrice du projet, a mis en place un programme de collecte de témoignages afin de constituer un terreau à partir duquel répondre aux questions relatives aux métiers des conservateurs du patrimoine et leur évolution sur les quarante dernières années. Le choix des archives orales s’est imposé. Les élèves-conservatrices et élèves-conservateurs des promotions Champollion (2024-2025) et Rosa-Bonheur (2025-2026) ont été sollicités pour y participer dans le cadre des activités de recherche qu’ils sont invités à mener durant leur formation[1]. Vingt-deux élèves ont intégré ce programme et ont participé aux différentes étapes du projet : cadrage de la campagne de recueil de témoignages, préparation puis conduite des entretiens, éclaircissement des aspects juridiques, exploitation et valorisation des entretiens.
Des archives orales : pourquoi ?
Selon l’avis du Conseil économique et social en date du 10 janvier 2001, les archives orales désignent « les témoignages oraux recueillis dans un but de documentation scientifique et/ou dans un souci patrimonial » avec cette particularité d’être « conservés sur un support audiovisuel[2] ». Le recueil de témoignages suit un protocole précis d’interrogation, nécessite une préparation scientifique rigoureuse pour en garantir la démarche et le sérieux et s’exerce dans le respect d’une déontologie fondée sur le respect de la confidentialité. Sa communication est encadrée par la loi relative aux archives publiques ou privées, selon le statut du témoin. Son support répond à des conditions de conservation précises. C’est un exercice intéressant, qui offre une qualité d’échanges et de récit bien supérieure à un questionnaire écrit, et permet de faire préciser un point, d’approfondir un élément du témoignage. En outre, la voix du témoin, ses modulations propres, sont un atout supplémentaire pour comprendre une personnalité et en percevoir les émotions.
La méthodologie de constitution d’archives orales appliquée au projet de recherche de l’INP
Un comité de pilotage a été constitué dès le début du projet, composé de Séverine Blenner-Michel[3], et Florence Le Corre[4]. Il a bénéficié, pour la partie juridique et technique, des conseils de Martine Sin Blima-Barru, conservatrice du patrimoine aux Archives nationales, puisque les entretiens collectés seront versés aux Archives nationales à l’issue du programme de recherche. Justine Lécuyer, chargée de mission Recherche au sein de la direction des Études du département des Conservateurs de l’INP, a rejoint ce comité scientifique en septembre 2025.
Des principes simples ont été mis en évidence pour tendre à l’exhaustivité des métiers : interroger des conservateurs du patrimoine dans toutes les spécialités (archéologie, archives, monuments historiques et Inventaire – qui formaient deux spécialités différentes en 1990 – musées, patrimoine scientifique, technique et naturel), travaillant aussi bien pour des établissements et services de l’État dépendant de différents ministères (Culture, Affaires étrangères, Armée, Éducation nationale, Enseignement supérieur et Recherche, Sports…) qu’au sein des collectivités territoriales. Le choix d’un entretien de deux heures par témoin a été retenu, en réservant la possibilité de proposer un second entretien si nécessaire[5]. La méthode semi-directive d’entretien a semblé la plus efficiente compte tenu de sa capacité de cadrage tout en laissant de la souplesse au dialogue : dans ce cas, un questionnaire est rédigé afin de guider le témoin dans son récit. Ce questionnaire comporte des questions récurrentes posées à tous : le choix du métier, la formation initiale du témoin, l’évolution des moyens techniques utilisés (internet notamment), la manière de diriger une équipe ou la place de la recherche dans ses fonctions. Les autres méthodes de recueil de témoignages, l’entretien directif – proposant les mêmes questions à tous – et l’entretien libre – sans structuration de départ –, nous ont paru dans le premier cas inadapté à la variété des différentes carrières, dans le second propice à la dispersion d’informations.
Dix élèves-conservateurs de la promotion Champollion (2024-2025) ont demandé à intégrer le projet. Après une séance de méthodologie, les élèves ont été répartis en binômes pour garantir une bonne qualité de documentation et d’interrogation, et une liste de témoins a été établie – en priorisant les personnes les plus anciennes dans chaque corps. Les élèves-conservateurs, devenus dans ce cadre des enquêteurs, se sont partagés les témoins en fonction de leur spécialité. Chaque binôme s’est chargé de la partie administrative de la collecte : prise de contact avec le témoin et demande de son curriculum vitae, envoi des lettres de confirmation et de remerciements signées du directeur de l’INP, Charles Personnaz (2019-2026), et envoi du contrat de cession de leurs droits – fourni par les Archives nationales – aux témoins. Une fiche signalétique-type de chaque entretien : date et lieu, identité du témoin, nom et qualité des enquêteurs a été préparée.
La préparation des entretiens
Afin de garantir des échanges fructueux et la collecte la plus complète d’informations, chaque entretien nécessite de la part des enquêteurs une préparation scientifique solide propre à chaque témoin et aux périodes et lieux qu’il sera amené à évoquer : histoire des politiques culturelles ; histoire de la politique française du patrimoine ; histoire et rôle des institutions dans lesquelles il a travaillé ; organigrammes ; textes juridiques ; histoire des bâtiments et des collections ; biographies des personnes qu’il a côtoyées… L’organisation des séquences de l’entretien peut ensuite être arrêtée et consignée dans un canevas qui comporte dix questions en moyenne. Ce document est essentiel : il constitue un guide d’entretien et permet de n’oublier aucune information. Il est validé par la cheffe du projet.
Chaque entretien est conduit par un binôme, chacun se relayant pour poser des questions et vérifier l’enregistrement (sur deux enregistreurs) du point de vue technique. Le premier entretien mené par chaque élève s’est déroulé avec la cheffe du projet, qui a ainsi pu préciser certains points méthodologiques.
Les enquêteurs rédigent ensuite un court résumé de l’entretien (dix lignes) qu’ils caractérisent par des mots-clés du thésaurus utilisé par les Archives nationales. La totalité des documents relatifs à chaque entretien est conservée dans un dossier numérique archivé sur un serveur dédié et sécurisé par les informaticiens de l’INP.
Les témoins interrogés
À ce jour, les dix élèves-conservatrices et conservateurs de la promotion Champollion[6] ont ainsi recueilli le témoignage de seize conservatrices et conservateurs du patrimoine :
- 1 conservateur en spécialité archéologie : Christian Cribellier ;
- 2 conservatrices en spécialité Inventaire : Isabelle Balsamo et Élisabeth Loir-Mongazon ;
- 9 conservatrices et conservateurs en spécialité musées : Stéphanie Brouillet, Vincent Delieuvin, Dominique de Font-Réaulx, Bruno Gaudichon, Bruno Girveau, Sophie Lévy, Pantxika De Paepe, Anne Pingeot, Olivia Voisin ;
- 4 conservatrices et conservateurs en spécialité patrimoine scientifique, technique et naturel (PSTN) : Catherine Cuenca, Laurence Isnard, Nathalie Mémoire, Pierre Pénicaud.
Les critères de sélection (âge et spécialités) ont évolué en cours d’année en raison de l’indisponibilité de témoins contactés, remplacés par des témoins en cours de carrière présents sur les lieux de stage de certains élèves. Le nombre inégal d’entretiens par spécialité s’explique par la présence de plusieurs élèves – dans les spécialités musées et PSTN notamment – qui ont été proactifs dans cette collecte.
La campagne s’est poursuivie avec douze élèves[7] de la promotion Rosa-Bonheur (2025-2026) qui, suivant le même parcours méthodologique que leurs collègues précédents, ont interrogé 10 témoins :
- 4 conservatrices et conservateurs en spécialité archives : Françoise Banat-Berger, Pascal Even, Isabelle Neuschwander, Danielle Neirinck ;
- 5 conservatrices et conservateurs en spécialité musées : Thierry Crépin-Leblond, Marie Grasse, Hélène Tromparent de Seynes, Émilie Girard, Sophie Harent ;
- 1 conservateur en spécialité archéologie : André Delpuech.
Vingt-deux élèves ont ainsi recueilli le témoignage de vingt-six conservatrices et conservateurs du patrimoine dans presque toutes les spécialités de 2024 à 2025. Les récits de ces vingt-trois témoins sont riches d’informations. À travers des parcours variés, tous ont brossé un portrait aux nombreuses facettes du rôle et des fonctions des conservatrices et conservateurs du patrimoine. Une étude approfondie de ces témoignages sera menée, mais il est déjà permis de dégager quelques aspects d’importance : participation à des mesures essentielles quant à la gestion du patrimoine – l’apport d’Isabelle Balsamo, pilote de la décentralisation de l’Inventaire, ou de Pascal Even, l’un des acteurs de la loi relative aux archives votée en 2008 – sont particulièrement précieux. La création d’établissement a mobilisé certains témoins qui en ont raconté la mise en œuvre : André Delpuech au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Pascal Even au Centre des Archives diplomatiques de Nantes, Anne Pingeot au musée d’Orsay. Bruno Gaudichon a conçu La Piscine, musée d’Art et d’Industrie André-Diligent à Roubaix, dont il a aussi conduit la rénovation, tout comme Pantxika De Paepe au musée Unterlinden à Colmar et Laurence Isnard, qui a participé à celle du musée de l’Homme. Hélène Tromparent de Seynes a mesuré les points communs et les différences d’exercice au sein d’une collectivité territoriale (Montbard), d’un musée du ministère des Armées (musée national de la Marine) et d’un établissement du ministère de la Culture (Bibliothèque nationale de France). Des chefs d’établissement ou de grands services ont présenté les spécificités de leurs missions : Isabelle Neuschwander et Françoise Banat-Berger ont dirigé les Archives nationales, Bruno Girveau le Palais des beaux-arts et le musée de l’Hospice Comtesse de Lille, Sophie Lévy le LaM (Lille Métropole musée d’Art moderne, d’art contemporain et d’art brut) ainsi que le musée d’Arts de Nantes, et Thierry Crépin-Leblond le musée national de la Renaissance.
La question des publics et de leur prise en compte a été traitée par tous les témoins. Dominique de Font-Réaulx a partagé en ce sens son expérience de directrice de la Médiation et de la Programmation culturelle au musée du Louvre, et exposé également le contexte et la mise en œuvre de la création du musée du Louvre Abu-Dhabi et de l’agence France-Museum, projets auxquels elle a participé. Catherine Cuenca, Laurence Isnard et Pierre Pénicaud ont expliqué les problématiques spécifiques de la gestion des musées techniques et ceux d’histoire naturelle.
Élisabeth Loir-Mongazon a présenté le rôle d’un service de l’Inventaire en région de nos jours, et Christian Cribellier a mis en évidence le métier d’archéologue de terrain et son évolution depuis la loi relative à l’archéologie préventive de 2001, les centres de conservation et d’étude, et a parlé de son action comme adjoint au sous-directeur de l’Archéologie au ministère de la Culture. La question de la recherche a été particulièrement mise en lumière par Vincent Dieulevin à partir notamment de son travail, au musée du Louvre, sur les œuvres spoliées.
La prochaine promotion, qui commencera sa formation en janvier 2026, pourra intégrer ce programme à son tour. Le comité scientifique, réuni en septembre 2025, a décidé de consacrer la nouvelle campagne de recueil de témoignages à des conservatrices et conservateurs dont le parcours diffère de la plupart de leurs collègues : exercice au sein d’un cabinet ministériel, travail au sein d’organismes privés (fondations, galeries d’art ou à l’étranger…), et de compléter le panel de témoins en interrogeant des conservateurs et conservatrices des monuments historiques.
Valorisation du programme de recherche
Le travail de collecte en cours permet de recueillir une matière riche qui sera mise à profit pour présenter le rôle et les métiers des conservatrices et conservateurs du patrimoine. Une étude approfondie permettra de caractériser l’évolution des pratiques professionnelles définies dans les décrets de création des corps et cadres d’emplois des conservateurs du patrimoine. Dans l’intervalle, des articles en cours de rédaction prendront plusieurs formes. Les élèves de l’INP, très motivés par ce projet, sont force de propositions pour sa promotion. En 2027, un colloque permettra de valoriser la démarche mise en œuvre par l’INP, ses enjeux et ses résultats. Une fois que les entretiens menés au cours de cette campagne auront été exploités, l’INP versera les enregistrements et les documents préparatoires (lettres, notes, bibliographies, curriculum vitae des témoins) aux Archives nationales, pour être communiqués aux chercheurs.
Florence LE CORRE
conservatrice du patrimoine (H), en charge pour l’INP du projet de recherche « L’évolution du métier de conservateur du patrimoine », janvier 2026.
Un exemple de canevas d’interrogation
André Delpuech
Canevas d’entretien rédigé par Célia Fleury et Juliette Christophe, promotion Rosa-Bonheur (2025-2026).
Entretien réalisé le 11/07/2025 sous la supervision de Florence Le Corre.
| 1 | Formation initiale.
Votre parcours aux universités de Paris I Panthéon-Sorbonne et de Bordeaux I (études d’archéologie et d’histoire). |
| 2 | Premières années de votre parcours professionnel (jusqu’en 1988) → Afan
● Quels chantiers vous ont le plus marqué ? (Autoroutes A71 à partir de 1984, A5 à partir de 1988.) ● Quels changements entre Afan et Inrap : à quoi ressemblait le système d’archéologie préventive avant 2002 ? |
| 3 | Ministère de la Culture, sous-direction de l’Archéologie (SDA) (ingénieur d’étude au bureau de l’Archéologie préventive et de sauvetage à la SDA, 1989-1992)
● Comment s’est déroulée votre prise de poste ? ● Des profils étaient-ils recherchés ? |
| 4 | Direction des Affaires culturelles (Dac) Guadeloupe (conservateur régional de l’archéologie (CRA), 1992-2002)
● Être conservateur a-t-il changé votre façon de percevoir l’archéologie ? (Avez-vous passé le concours ?) ● Comment crée-t-on un service régional d’Archéologie (SRA) ? ● Pourquoi un service d’archéologie en Guadeloupe à partir de 1992 (pas avant) ? Quelles étaient les particularités de la Guadeloupe ? ● Dans quelles mesures l’archéologie en Guadeloupe a-t-elle pu vous ouvrir à de nouveaux terrains de recherche, notamment précolombiens ? voire à d’autres disciplines comme l’anthropologie ? ● Avez-vous participé à la rédaction de la loi de 2001 relative à l’archéologie préventive, et quels ont été les plus grands changements induits par cette loi pour les agents du SRA ? |
| 5 | Ministère de la Culture, SDA (chef du bureau de la Recherche en archéologie, 2002-2004)
● Pourquoi ce retour à la SDA après le service déconcentré ? ● Vos missions ? |
| 6 | Musée du quai Branly – Jacques Chirac (conservateur en chef, responsable des collections des Amériques, 2005-2017)
● Quel contexte de création de ce musée ? ● Comment vous êtes-vous positionné à ce moment (conservateur en archéologie surtout) ? Formateur. ● Dans quelles mesures le colloque international sur l’« Archéologie de l’esclavage colonial » en 2012 a-t-il contribué à renouveler durablement l’histoire, notamment matérielle, des Antilles françaises ? ● Qu’a apporté à votre recherche l’étude des collectionneurs d’Ancien Régime ? |
| 7 | Musée de l’Homme (directeur, 2017-2022)
● Quels ont été les défis de la réouverture du musée de l’Homme et de la construction de son parcours permanent ? ● Votre expérience de directeur d’établissement dans ce musée ; les projets que vous avez mis en place ; les relations avec le Muséum national d’histoire naturelle et avec les chercheurs. |
| 8 | Expertise, recherche et enseignement ?
● D’une manière générale, quelle place dans votre trajectoire professionnelle ? ● Une pratique de la recherche qui a évolué (production, encadrement universitaire, coordination nationale) ? ● Quelle place pour un conservateur (en archéologie) ? |
| 9 | Quelles évolutions avez-vous constatées dans la pratique du métier de conservateur ?
● Versant archéologie : la législation ? Les évolutions des mentalités (sociales et sociétales, environnementales) qui ont amené à repenser ses missions ? ● Versant musées : Avez-vous toujours eu l’opportunité de réaliser des expositions qui vous tenaient à cœur ? Y a-t-il des sujets d’exposition restés en souffrance ? Dans quelles mesures, avez-vous pu vous sentir dans un état d’esprit similaire à celui de l’ancien directeur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel, Jacques Hainard (cf. ouvrage dirigé par François Mairesse, 2022) ? |
| 10 | Et demain ?
● Qu’est ce qui selon vous a changé et va changer dans le métier de conservateur ? ● Des évolutions vous semblent-elles déjà perceptibles ? ● Que souhaiteriez-vous dire et transmettre aux nouvelles générations de conservateurs ? |
| 11 | D’autres éléments que vous souhaiteriez mentionner ? |
[1] Les élèves-conservatrices et élèves-conservateurs sont invités à poursuivre leurs travaux de recherche pendant leur formation initiale : thèse, participation aux différents projets de recherche conduits par l’INP : https://www.inp.fr/institut/recherche/axes-projets-recherche [lien valide en mai 2026].
[2] Voir p. 33 de l’avis accessible en ligne : https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2001/01041107.pdf [lien valide en mai 2026].
[3] Directrice des Études du département des Conservateurs de l’INP depuis 2022, Séverine Blenner-Michel encadre notamment la programmation et les publications scientifiques de l’établissement.
[4] Conservatrice du patrimoine, Florence Le Corre, qui fut responsable des archives orales à la direction des Archives du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et européennes de 1999 à 2001, et a travaillé à l’INP de 2002 à 2010, est porteuse du projet.
[5] La carrière très riche d’Isabelle Balsamo nous a amenés à la rencontrer pour un deuxième entretien, ce dont nous la remercions vivement.
[6] Alicia Bomo, Juliette Giquel Molard, Ninon Legardinier, Inès Mollard, Caroline Marnay, Claire Prêtre, Hélène Priego, Orane Stalpers, Arnaud Tastavin et Maël Vandewalle.
[7] Andrea Baserga, Maeva Bonfanti, Julie Bouillet, Camille Canteloup, Thomas Chevailler, Juliette Christophe, Louise Gousseau-Kotwica, Célia Fleury, Hélène Queval, Clara-Lou Sinard, Florian Taillecours, Agnès Werly.
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OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
INP (22 mai 2026). L’évolution du métier de conservateur du patrimoine : un projet de recherche de l’Institut national du patrimoine. Variations patrimoniales. Le carnet de l’INP. Consulté le 10 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/169cr
